Montres horloges Auricoste Marine Nationale 1951 (MN292 à MN401)

En février 2025, j’ai réussi à identifier quelques archives permettant de retracer l’histoire de 110 horloges Auricoste à destination de bâtiments de la Marine Nationale. Voici un résumé et les copies de documents trouvés.
Si vous avez des photos ou des informations complémentaires, je serai ravi de pouvoir illustrer cet article. Contactez-moi.

En 1951, le Service Central Hydrographique de la Marine Nationale signe une commande de 110 montres de grand diamètre auprès de Monsieur Auricoste (Horloger de la Marine Nationale).

Le cahier des charges précise alors que la commande comprend :

CENT DIX (110) Montres de grand diamètre à trotteuse centrale en boitier hermétique au prix unitaire de 12 500 francs.

Les montres satisferont aux conditions ci-après :
Boitier. – En fonte d’aluminium sous pression « ALUVIC » remis par la Marine Nationale au Fournisseur, en deux pièces, à l’état de fonte brute pour être usiné et décoré par ses soins. L’une des fontes formant boisseau, reçoit le mouvement ; l’autre fonte forme lunette. Ces deux éléments réunis, d’une part, par une charnière clavetée, de l’autre par un bouton de fermeture à vis.

La lunette recevra à l’extérieur un cadran couronne inaltérable pour servir à l’extérieur à bord, de grand diamètre 216 mm et petit diamètre 142 mm en portant la graduation en minutes, chiffrée de 5 en 5 minutes et les deux zones de silence de protection en hachures rouges, bleues et vertes.

Secteur 15 – 18, 45 – 48, veille de sécurité T S F en rouge.

Secteur 0 – 3, 30 – 33, veille de sécurité radiotéléphonique en bleu.

12 secteurs de 4 minutes, signaux d’auto alarne en vert.

Un verre monté à l’aide d’un joint intérieur en caoutchouc, protégera le mouvement d’horlogerie, son cadran et ses aiguilles. Un second joint en caoutchouc assurera l’étanchéité absolue de la lunette sur le boisseau. Le boisseau de 225 mm de diamètre recevra le mouvement, portera à l’arrière un dispositif pour fixation au mur et sera decoré d’une peinture marine inaltérable.

Cadran, – de 150mm de diamètre à divisions de précision portara un tour de minutes et des chiffres d’heures arabes batons et points lumineux de 5 mm de diamètre sous chaque heure, ces points étant doublés sous le chiffre 12.

Le cadran portera en outre, les inscriptions suivantes :

M.N.
un numéro d’ordre indiqué par le Service Hydrographique
le nom du constructeur.

Aiguilles, – Quatre dont :

3 aiguilles noires lumineuses indiquant l’heure, la minute et la seconde.

1 aiguille rouge, également lumineuse, pour l’indication de l’heure T M G.

Clé, – En aluminium alumilité noir, formera également bouton de verouillage de la lunette sur la boite.

Mouvement, – A dispositig à trotteuse centrale, sera fixé sur le boisseau du boitier. Le corps du rouage sera monté sur deux platines épaisses solidement assemblées entre elles pour assurer l’invariabilité de l’écart.

Le remontage sera placé du côté cadran.

Le mouvement sera pourvu d’un barillet indépendant démontable et son ressort moteur muni d’un dispositif à arrêtage effectif fixant la durée de marche à exactement 8 jours pleins, période pendant laquelle la force à l’échappement peut être considérée constante. Le mécanisme d’échappement sera placé dans un carter de protection en rhodoïd.

L’échappement à ancre, non magnétique, sera placé horizontalement à cheval au sommet du mouvement, de façon que l’axe du balancier vertical éprouve moins de frottement sur les pivots : le bec de la raquette sortira, à l’aide d’une transmission à pivot, du sommet du cadran par un petit guichet fermé par une plaque mobile se mouvant avec la raquette. L’amplitude du déplacement de la raquette doit permettre, dans les deux sens une correction de marche journalière de cinq minutes par rapport à la position centrale (position de réglage à la livraison).

L’échappement sera construit spécialement pour permettre au balancier de répartir aussitôt le ressort remonté, sans qu’il soit nécessaire d’imprimer à la montre un mouvement circulaire pour la mettre en marche.

La durée de marche devra excéder sept jours et les variations de marche ne devront pas dépasser quinze secondes pour vingt quatre heures.

Un procès verbal de recette technique signé le 21 décembre 1951 permet d’identifier les numéros de ces horloges : MN 292 à MN 401.

Sources

Ce résumé est issu de l’analyse d’archives documentaires du CAAPC de Châtellerault (inventaire 580, sous-série 1I2, carton 3402).
Merci à l’équipe du Centre des Archives de m’avoir permis d’identifier et d’étudier ces documents.

Les numéros de montres ont été masqués pour limiter le risque de faux. Je dispose des versions non biffées et elles sont bien évidemment consultables à Châtellerault.


Laisser un commentaire