En février 2025, j’ai réussi à identifier quelques archives permettant de retracer l’histoire de 360 chronographes Foucher à destination de la Marine Nationale. Voici un résumé et les copies de documents trouvés.
Si vous avez des photos ou des informations complémentaires, je serai ravi de pouvoir illustrer cet article. Contactez-moi.

En 1951, le Service Central Hydrographique de la Marine Nationale signe une commande de 360 chronographes auprès de la maison Foucher.

Le cahier des charges précise alors :

Le Fournisseur s’engage à […] livrer à la Marine […] :

  • 200 chronographes nouveau modèle sans pointage au prix unitaire de 4 010 francs.
  • 160 chronographes à pointage modèle amélioré au prix unitaire de 9 350 francs.
  • Plusieurs pièces de rechanges dont ressorts de barillet, béquilles avec plaque et ressort, cliquets et vis, etc.

Compteurs chronographes à secondes sans pointage

Boîtier en métal nickelé de 60 mm de diamètre et 20 mm d’épaisseur.

Échappement à ancre (II rubis) avec spiral antimagnétique battant le 1/5 de seconde. Cadran divisé en 300 parties marquées 10, 20, 30… 60 sur les dizaines de secondes ; un petit cadran divisé en 30 parties enregistrera 30 minutes. Durée de marche du mouvement dix heures.

Marche et arrêt de la grande trotteuse par la manœuvre d’un poussoir placé à la division 60 ; chaque instrument portera à sa face postérieure la marque « Marine Nationale« , le nom du constructeur et l’année de fabrication.

Compteurs chronographes à pointage

Boîtier en métal nickelé de 60 mm de diamètre et 25 mm d’épaisseur.

Échappement à ancre (II rubis) avec spiral antimagnétique battant le 1/5 de seconde.

Cadran divisé en 300 parties marquées 10, 20, 30… 60 sur les dizaines de secondes ; un petit cadran divisé en 30 parties numérotées 5, 10, 15… 30 enregistrera les minutes jusqu’à 30 par une petite aiguille centrale ; la durée de marche du mouvement a été portée à dix heures.

Grande trotteuse marquant sans arrêt les observations par un point d’encre sur le cadran.

Marche et arrêt de la grande trotteuse par la manœuvre d’un poussoir placé à la division 60.

Remise à zéro des aiguilles par un bouton poussoir semblable placé sur la partie droite du mouvement. L’opération de pointage s’effectue sans perturber la marche de l’appareil.

La mise en marche s’effectue sans lancement du balancier.

Chaque instrument sera livré dans un écrin contenant trois fioles, deux pour l’encre, la troisième pour l’essence, ainsi qu’un petit pinceau pour le nettoyage de la plume et avec une notice succincte indiquant la manière de nettoyer la plume et de préparer l’encre.

Chaque instrument portera à sa face postérieure la marque « Marine Nationale« , le nom du constructeur et l’année de fabrication.

Des factures émises par Foucher sont également disponibles dans les archives.

Des procès-verbaux de recette technique permettent de constater que les 200 compteurs chronographes sans pointage ont été livrés le 29 décembre 1951.

Les 160 chronographes à pointage ont été livrés quant à eux le 31 mars 1952.

Les pièces de rechange ont été livrées en plusieurs lots également, le dernier a été réceptionné le 31 mai 1952.

Sources

Ce résumé est issu de l’analyse d’archives documentaires du CAAPC de Châtellerault (inventaire 580, sous-série 1I2, carton 3402).
Merci à l’équipe du Centre des Archives de m’avoir permis d’identifier et d’étudier ces documents.


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