En février 2025, j’ai réussi à identifier quelques archives permettant de retracer l’histoire de 6 montres de torpilleur no-magnétiques Jaeger à destination des bâtiments outre-mer. Voici un résumé et les copies de documents trouvés.
Si vous avez des photos ou des informations complémentaires, je serai ravi de pouvoir illustrer cet article. Contactez-moi.
En 1952, le Service Central Hydrographique de la Marine Nationale signe une commande de 6 montres de torpilleur auprès des Établissements Ed. Jaeger (Horloger de la Marine Nationale).
Le cahier des charges précise alors :
Le Fournisseur s’engage à livrer à la Marine […] :
Six montres de torpilleur no-magnétique ayant subi avec succès les épreuves du concours qui s’est achevé au Service Central Hydrographique le 18 novembre 1951.
Ces montres présentées en boîtier type Bréguet, sont entièrement neuves et présentent les mêmes qualités de précision que les montres que vous avez livrées antérieurement au Service Hydrographique. Elles porteront les inscriptions suivantes gravées sur la tablette à bascule :
MARINE – Service Hydrographique – numéro – no-magnétique.En outre, une plaquette sera vissée sur la face verticale avant du coffret portant gravés le numéro et l’inscription no-magnétique JAEGER ; les pièces rentrant dans la fabrication de ces montres devront être des matières premières usuelles et non des matières de remplacement. Ces montres seront exemptes de tout vice de construction. Elles seront livrées dans des boîtes d’emballage capitonnées du type habituel munies d’une courroie de cuir.

Ces 6 montres ont été testées et commandées en même temps que 6 autres montres torpilleur Breguet.
Une facture émise par Jaeger atteste du prix de vente (479 750 francs pour les 6 montres) et des numéros de celles-ci (6 chiffres, commençant par 28 pour 5 montres et commençant par 45 pour une montre).

Un procès verbal de recette technique reprend également ces références.

Sources
Ce résumé est issu de l’analyse d’archives documentaires du CAAPC de Châtellerault (inventaire 580, sous-série 1I2, carton 3402).
Merci à l’équipe du Centre des Archives de m’avoir permis d’identifier et d’étudier ces documents.
Les numéros de montres ont été masqués pour limiter le risque de faux. Je dispose des versions non biffées et elles sont bien évidemment consultables à Châtellerault.