Je partage ici plusieurs anciens catalogues horlogers ou dossiers de magazines, principalement sur les montres de plongées.
1992
Le Monde de la Mer Magazine – Montres


Le Monde de la Mer (1992)
Transcription de l’article
De nombreuses montres du marché prétendent aujourd’hui à l’appellation « de plongée », bien que cette dernière dénomination regroupe des instruments bien différents. Qu’elle soit simplement sportive ou véritable objet de luxe, la montre de plongée offre de nombreuses évolutions et quelques critères de sélection s’imposent pour élire l’objet d’un « bon » choix, comprenez celui qui vous offrira, sous l’eau, à coup sûr, une fiabilité totale.
LE BOITIER
L’acier est bien entendu la valeur de référence dans ce domaine.
Résistance à l’épreuve de l’eau et de la pression. Le fond doit être vissé. Les boitiers en résine de certaines marques semblent faire leurs preuves. Quant aux cadrans à aiguilles ils doivent être les plus dépouillés possibles avec des aiguilles de bonne dimension, recouvertes d’une matière fluorescente. Aucune contre-indication pour les montres analogiques dont l’affichage se fait par cristaux liquides si les chiffres sont de grande taille dans la plage de lecture.LA PROFONDEUR
Éliminez les modèles « water résistant » et « water proof 50 mètres ». L’étanchéité réelle de ces modèles convient pour sports aquatiques, certainement pas pour la plongée. À partir de 100 m de résistance à la pression, on peut parler plongée.
Plus cette profondeur test est importante, plus le modèle est fiable et son étancheité garantie (plus cher aussi en général)LA LUNETTE
Pourvu qu’elle ait des chiffres bien lisibles, la lunette peut être munie uniquement d’un système anti-retour. Quant au verre, choisissez-le minéral et anti-reflet pour sa robustesse et sa transparence. Le verre saphir constitue dans ce domaine le nec plus ultra (au niveau du prix aussi). Éviter autant que possible les « verres » en plexi qui se rayent très facilement.
COURONNE ET ACCESSOIRES
La couronne (remontoir) doit être vissée et protégée par le moule du boitier. Moins il y a de boutons poussoirs et moins il y a de risque d’entrée d’eau. Certaines montres sont aujourd’hui dotées de capteurs de pression mais leur sensibilité ne vaut pas celle des véritables instruments de plongée.
Références présentées le dossier :
- Baume et Mercier Winch E
- Zodiac Super Saewolf
- Poséidon
- Yema Baïkonour
- Swatch Scuba 200
- Vuarnet Cup Diving
- Breitling Chrono Shark Auto
- Citizen Aqualand Analogique
- Casio Dep 600C
- Marès
- Seiko Chronomatiques
- Stendardo Immersion Sport
- Rolex Explorer II
- Tag Heuer Série 400
1993
Le Monde de la Mer Magazine – Les montres modernes


Transcription de l’article
Nous vous avons présenté, dans Le Monde de la Mer N° 5, les nouvelles montres de sport et de plongée, mécaniques ou à quartz.
En voici d’autres, proposées par des magasins spécialisés.
Les Hommes Grenouilles de Paris, Rocheteau Sports Loisirs, ainsi que des modèles pour les sports nautiques et la plongée proposés par un fabricant français.Toutes ces montres sont à quartz, avec affichage numérique ou analogique par aiguilles.
Les Hommes Grenouille de Paris (HGP) proposent deux montres de plongée, à quartz, étanches à 500 m, pour la plongée sportive et professionnelle. Elles sont largement dimensionnées, anti-choc, avec dateur, à lecture facile. A gauche « Professionnal », couronne crantée, fond orange lumineux. A droite « Off Shore», à fond phosphorescent, couronne crantée à chiffres phosphorescents. En haut de gauche à droite.
Yema. Une grande marque de l’horlogerie française de Besançon propose une gamme de montres sportives. Pour la plongée et les sports nautiques un modèle dame Navigraf étanche à – 100 m, couronne crantée à chiffres. Yachtingraf étanche à – 100 m, alarme, chrono au 1/100°, affichage numérique, éclairage, verre minéral, bracelet Kevlar avec Velcro pour le poignet ou par-dessus la combinaison. Yachtingraf, chrono, alarme, affichage mixte aiguilles et numérique, bracelet métallique. Cap Horn, chrono, alarme, affichage mixte, trotteuse centrale, top ho-raire, éclairage, lunette mémorisant le cap.
Rocheteau Sports Loisirs (RSL). Montres à quartz automatiques de fabrication française (Luxia), avec remontoir protégé, couronne crantée avec sécurité. Deux modèles homme à bracelet métal ou plastique étanche à – 200 m. Un modèle dame (au centre), plus petit, étanche à – 100 m. Montres à lecture facile, boitiers relativement plats pour des modèles de plongée sous-marine performants. Ci-contre à droite.
1997
Plongée Magazine – Des montres à l’heure de la plongée

Le paradoxe est total.
Au bras des plongeurs, la montre est en passe d’être supplantée par les timers et les ordinateurs.
Mais tous en raffolent, même ceux qui ne plongent pas !Si le dynamisme d’un marché se mesurait à la stricte nécessité du produit, celui des montres seraient au plus bas. À l’inverse, les plongeurs les aiment toujours autant, même s’il les portent plus en surface qu’en profondeur. Les innovations rivalisent avec les prix qui s’envolent, mais qu’importe, la montre de plongée reste un élément de référence dans la tribu.
Références présentées le dossier :
- Breitling Emergency
- Sector Diving Team 1000
- Seiko Arctura
- Omega Seamaster Pro Diver
- Beuchat Abyssal 6000
- Casio DW 003-9
- Eterna Super Kontiki
- Adidas Urban
- Tissot PR 50
1998
Océans – La montre du plongeur






Transcription de l’article
Malgré l’importance capitale, dès les orígines, de la durée d’immersion, la montre de plongée n’a fait son apparition que dans les années 50. Depuis, elle n’a cessé d’évoluer, devenant toujours plus précise, plus complète, mieux adaptée et plus belle ! Une montre est avant tout un chef d’œuvre de micromécanique, un concentré de technologie, Aujourd’hui pourtant, même si sa fonction d’instrument de plongée est battue en brèche par les ordinateurs et autres profondimètres digitaux intégrant un timer, elle reste l’accessoire incontournable de tout plongeur qui se respecte.
La montre rythme notre emploi du temps, y compris sous l’eau. Les ordinateurs, aussi perfectionnés soient-ils, n’indiquent pas encore l’heure du rendez-vous avec les copains ou avec l’étale de
basse mer. Seule exception, la Spyder Suunto, synthèse entre les deux instruments. D’autre part, en cas de panne de L’instrument principal, la montre de plongée est toujours là, fidèle au poste, pour aider à se sortir d’un mauvais pas.
Aujourd’hui encore, la montre de plongée demeure cet emblème discret d’appartenance à la famille des plongeurs. En outre, les impératifs de l’activité réclament des caractéristiques techniques sans failles, à la hauteur des exigences. Du coup. nombre d’utilisateurs non plongeurs se montrent sensibles à sa fiabilité et à sa robustesse. La montre de plongée est ainsi devenue la compagne de toutes les aventures extrèmes.
Tous les grands horlogers proposent des modèles dont les caractéristiques et le design diffèrent sensiblement. À tel point que le choix relève souvent du coup de cœur. Et c’est tant mieux, le choix étant si vaste qu’il permet à tous de trouver la montre qui correspond à son tempérament. à son look et à ses goûts esthétiques. Bien souvent, les critères objectifs n’interviennent qu’en second plan : il est néanmoins possible d’en dégager quelques-uns.Montres digitales : les Japonais en tête
Premier dilemme dans le choix: analogique ou digitale ? Les montres digitales à quartz, ont un affichage à cristaux liquides. Dépourvues de lunette tournante.
elles sont souvent dotées de fonctions très étendues qui vont bien au-delà de la simple horloge. Profondimètre, mémoire des plongées, alarme de remontée, altimètre, chrono, thermomètre, phases de la lune ou des marées, ces montres sont de plus en plus sophistiquées. Dans ce domaine, les Japonais, Citizen. Casio et Seiko en tête, se sont imposés avec des modèles étonnants. Ces affichages sont moins lisibles en plongée et un éclairage est conseillé. Les montres digitales représentent environ 25 % de part de marché.Montres analogiques : mécaniques ou à quartz
Les gens demeurent attachés à l’af fichage analogique. Dans ce cas, c’est la course des aiguilles autour d’un cadran qui indique l’heure. Principal avantage : une meilleure lisibilité si le cadran est bien conçu. La lecture est plus directe, plus rapide. De plus, alors qu’un affichage digital n’indique que le temps brut, par exemple 9 h 16 mn, un affichage analogique laisse appréhender le temps qui s’écoule. D’un simple coup d’œil, on sait si l’on a un quart d’heure de retard ou d’avance à un rendez-vous.
Les montres analogiques possèdent soit un mouvement à quartz, soit mécanique.Les montres à mouvement mécanique sont un peu moins précises, mais les amoureux d’horlogerie traditionnelle auront la satisfaction d’avoir une petite merveille, bien qu’invisible, au poignet. Avantage :
elles fonctionnent sans pile, même au fin fond de la Polynésie. La lunette tournante doit avoir un crantage unidirectionnel à rotation anti-horaire, même si cette caractéristique perd de son importance. Il existe également de nouveaux mouvements avec la précision du quartz mais qui ne nécessitent pas de pile (voir encadré).Les montres à mouvement à quartz ont une précision diabolique (quelques secondes d’écart annuel) et ne risquent pas de s’arrêter si on les oublie au coin d’une table. Inconvénient : elles sont tributaires d’une pile.
Un fossé entre « étanche à 100 m » et « étanche à 200 m »
Reste la principale caractéristique d’une montre de plongée, l’étanchéité. La mention « water resist » suivie d’une pression exprimée en atmosphères définit sa profondeur limite d’utilisation. Une véritable montre de plongée est étanche à 200 m.
En effet, il faut savoir qu’il existe un véritable fossé entre une montre étanche à 100 m et une autre étanche à 200 m. Les procédés de fabrication utilisés n’ont rien de comparables, ni les tests de résistance.
A titre d’exemple, dans une véritable montre de plongée étanche à 200 m, la précision d’usinage est de 1/100 de mm : son verre atteint 2.3 mm d’épaisseur alors que sur une montre étanche à 100 m, le verre, même minéral, n’excède guère 1.5 mm. Et ce n’est pas tout. Sur les montres étanches à 200 m, la couronne vissée possède un joint à l’intérieur du tube pour assurer l’étanchéité de l’axe, plus un joint à l’intérieur de la couronne qui prend appui sur la portée du tube et qui est mis en pression par le serrage de la couronne, garantissant une meilleure étanchéité. Nombres de montres étanches à 100 m se contentent de simples joints autour de l’axe.Les montres soumises à la torture
Face à la torture des bancs d’essais. toutes les montres ne sont pas logées à la même enseigne. Les tests subi par une montre étanche à 200 m se passent de commentaires.
Jugez vous-mêmes !
On commence par dépressuriser la montre.
Cela permet de vérifier que le verre est bien serti et cela rend impitoyable l’épreuve suivante. La montre est ensuite mise en pression à 25 bars (dans l’eau et non à l’air !) : elle y demeure deux heures.Dans la foulée, elle subit un test de résistance à la température. On la « balade » dans une eau à 40° C, puis à 5° C avant de la replonger à 40° C. Rebelote, elle plonge à nouveau à 25 bars avant d’être ramenée à 0,3 bar en 1 mn.
Après quoi, elle subit un test de condensation. Elle est placée sur une plaque chauffée à 40° C pendant 30 mn. Comble du vice, on dépose alors une goutte d’eau entre 18 et 25° C sur le verre. Si aucune trace de condensation n’apparait à l’issue de ces supplices, elle est digne du label
« montre de plongée étanche à 200 m ».Dans le cas contraire, la misérable est impitoyablement recalée ! Et tout cela en plus de quelques menues tortures destinées à vérifier la résistance des attaches, de la lunette tournante, sa précision ou sa résistance à la corrosion !
Le silicone fait exploser les records
On a vu le fossé qui séparait une montre étanche à 100 m d’un modèle éprouvé à 200 m. La différence est moins flagrante entre une montre étanche à 200 m et une autre étanche à 300 m ou plus.
Les solutions techniques sont les mêmes, la construction identique. C’est la qualité et l’échantillonnage des matériaux qui font la différence. Boitier, fond, verre plus épais, etc. Ça c’est pour la montre d’horlogerie traditionnelle.
D’autres fabricants (Bell & Ross, Beuchat, SDW ..) ont adopté une solution technique astucieuse : le remplissage de la montre avec du silicone liquide. Ce procédé permet de s’affranchir efficacement des impératifs mécaniques évoqués plus haut. Il est ainsi possible de mettre en œuvre des procédés de fabrication moins contraignants.
La technologie d’une montre étanche à 100 m est alors suffisante.Le problème d’étanchéité d’une montre traditionnelle vient de la compressibilité de l’air contenu à l’intérieur. En remplissant complètement la montre avec un liquide. incompressible, en l’occurrence du silicone, la montre devient elle-même incompressible et peut supporter des pressions ébouriffantes : 6.000 m. 11.000 m, 12.000 m… Jusqu’où iront-ils ?
On le voit la montre de plongée n’a pas dit son dernier mot et l’avenir réserve encore bien des surprises. Que l’on soit amateur de belles mécaniques de précision ou de prouesses technologiques, à l’instar du diamant, la montre est éternelle.
Références présentées le dossier :
