Le magazine Plongées, études et sports sous-marins, publiait régulièrement des informations sur le matériel de plongée, et notamment les montres.
Voici un dossier tiré de l’édition de décembre 1967.



- Lip
- Squale
- Super Squale
- Squale
- Triton Spirotechnique
- Kelton
- Ollech et Wajs
- Philippe
- Enicar
- Philippe
- Oméga
- Aquastar
- Mido
- Jacquet Droz
- Enicar
- Technos
- Enicar
- Philippe
- Doxa
- Squale
- Zénith
- Lip
- Ollech et Wajs
- Certina
- Mini Squale
- Certina
- Lip
- Philippe
- Eterna Matic
- Rolex
- Doxa
- Philippe
- Enicar
- Aquastar
- Philippe
- Elvia
- Z.R.C.
- Tissot
- Z.R.C.
- Jacquet Droz
- Decerny
- Philippe
- Ollech et Wajs
- Pellegrin
- Ollech et Wajs
- Squale
- Ollech et Wajs
- Enicar
- Philippe


« Si cette année, Neptune Noël décide d’offrir des montres aux plongeurs, il aura pour la première fois le choix entre soixante-dix modèles différents.
Cette situation est suffisamment nouvelle pour mériter d’être signalée. En eftet bien que la première montre véritablement étanche date de 1926 (c’était une Rolex), la plupart des fabricants d’horlogerie ne s’intéresse à la clientèle des plongeurs que depuis quelle s’est augmentée du grand nombre des non-plongeurs pour lesquels la montre de plongée est un bijou à la mode, flatteur par son aspect technologique et indéniablement masculin.
Pour vous, la montre n’est pas un bijou. Elle est un outil. Ses qualités fonctionnelles sont autrement importantes que ses qualités esthétiques. Comme elles sont moins évidentes, voici quelques indications qui vous aideront a faire la différence entre la pièce qu’il vous faut et celle qui ne vous est pas destinée. Pour satisfaire les besoins particuliers des plongeurs, les fabricants de montres ont mis au point, souvent avec le concours de ces derniers, des innovations dont les plus importantes concernent le boiter et la couronne de remontoir, la lunette tournante et le cadran, le bracelet.
Le boitier d’une montre de plongée doit évidemment résister à la pression et à la corrosion marine. En général, il est en acier inoxydable, pris dans la masse (le laiton chromé ne résiste pas à l’oxydation, ni l’alliage d’aluminium aux effets de l’électrolyse). Il peut être également en plaqué or (Z.R.C.). ou carrément taillé dans un bloc d’or ou d’une platine massif (Rolex).
Le boitier doit, aussi et surtout, protéger le mécanisme qu’il renferme des infiltrations d’eau ou d’humidité, dans des conditions de pression et de température variables. Cela pose des problèmes de deux ordres, selon qu’il faut maintenir une étanchéiste statique ou une étanchéité dynamique.
Au niveau du joint entre la carrure de boiter et le fond du boitier ou le verre. Il s’agit d’étanchéité statique. Le problème est résolu de façon très satisfaisante par la plupart des constructeurs.
Au niveau du remontoir, il faut maintenir une étanchéité dynamique, entre deux pièces qui doivent pouvoir bouger l’une par rapport à l’autre, ce qui est beaucoup plus difficile : les joints qui travaillent, qu’ils soient toriques ou en presse étoupe, finissent toujours par s’user, se déformer, et par laisser l’eau s’infiltrer sans préavis dans le tube de carrure, le plus souvent en surface, car ces joints sont plus efficaces lorsqu’ils sont placés en pression. C’est là que se situe le point faible de la plupart des montres étanches.
Pour le « colmater », certains constructeurs on recours a divers procédés : Ils limitent le nombre des remontoirs et des boutons pressoirs ; ils utilisent des mouvements automatiques et très précis, qui n’ont besoin, ni d’être remontés, ni d’être remis à l’heure ; ils recherchent des procédés simples de remise à jour du calendrier (Eterna) quand ils ne suppriment pas le calendrier (Rolex) ; ils utilisent le procédé de la couronne vissée qui, après usage, se referme
sur la carrure à la manière d’un robinet ; ils placent la couronne à l’abri des chocs, dans un logement pratiqué soit dans la carrure, soit dans le premier
mailion du bracelet (Z.R.C., Spirotechnique).
Grâce à quoi, certains constructeurs arrivent à garantir l’étanchéité de leurs montres jusqu’à uen profondeur de 1 000 mètres (Certina, Caribbean, Squale). C’est plus que n’en souhaite le plongeur moyen !
Au monde du silence, le plongeur perd plus facilement la notion du temps que la notion du bruit. En dotant sa montre d’une lunette tournante, les horlogers lui fournissent une mémoire de temps de remplacement. Encore faut-il que cette mémoire soit claire et fidèle.
La lecture de la lunette doit être facile et son interprétation sans ambiguïté. Elle peut fournir, selon les modèles, le temps écoulé, le délai à respecter (Technos), la durée des plongées sans pallier entre 0 et 60 m (Eterna), ou encore plusieurs de ces renseignements simultanément qui sont groupés sur la même lunette (Doxa) ou répartis entre la lunette et le cadran (Mido).
Pour rester fidèle, la lunette ne doit pas pouvoir se dérégler par inadvertance (à la suite d’un frottement, ou d’un choc, par exemple : attention aux lunettes de matière plastique qui sautent de leur logement au moindre coup, en cas de changement brusque de température).
Pour limiter sa mobilité, certains constructeurs équipent la lunette d’un système de crantage (Certina), de verrouillage (Rolex), ou même de cliquetage de non-retour, qui n’autorise la rotation que dans un seul sens, le moins dangereux (Z.R.C.).
Pour protéger la lunette des chocs et de la corrosion saline, certains constructeurs la placent à l’intérieur du boîtier (Aquastar, Enicar), mais la molette nécessaire à sa manutention, d’une utilisation malaisée pour le plongeur ganté, pose à la construction les problèmes d’étanchéité dynamique. »
